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La date de la célébration dans la Basilique saint Pierre à Rome est programmé pour le samedi 25 septembre 2010 à 17h 00, dans le but de permettre une meilleure participation des pèlerins. Le Cardinal Franc Rodé présidera l’Eucharistie concélébrée : le Saint Père enverra une lettre à toute la Famille Vincentienne à l’occasion du 350ème anniversaire de la mort de Vincent Saint et de sainte Louise, et (peut-être) à la fin de l’Eucharistie saluera ceux qui seront présents.
À la célébration, des places seront réservées pour les malades et les accompagnateurs des personnes handicapées. À l’Offertoire un signe particulier exprimera le charisme vincentien (des offrandes symboliques). Nous avons obtenu une indulgence plénière pour ceux qui participeront (physiquement et spirituellement) à la célébration à Paris (dimanche 14 mars 2010) et à Rome (samedi 25 septembre 2010). A noter : il y a déjà chaque année une indulgence plénière pour le 15 mars et le 27 septembre.
de la mort de Louise de Marillac
27 septembre 2009
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PARIS – MAISON-MÈRE :
FÊTE DE SAINT VINCENT Ouverture de l'année jubilaire. |
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La Maison-Mère se devait de célébrer hautement la fête de saint Vincent et d'ouvrir solennellement l'année jubilaire des 350 ans de la mort de nos Fondateurs. La Communauté, les Confrères en formation du CIF, nos Sœurs Filles de la Charité, les fidèles habitués de la chapelle et tous les autres membres de la Famille vincentienne, furent invités à trois célébrations :
• le samedi soir, à 18 h.30, les premières vêpres de saint Vincent,
Ces célébrations, surtout celles du dimanche, furent très suivies, la chapelle était comble.
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C'était l'ouverture le l'ANNÉE JUBILAIRE célébrant la mort de nos deux fondateurs sainte Louise et saint Vincent. À l'offertoire, pour marquer l'unité entre les différentes branches de la Famille vincentienne chacune vint offrir son bulletin respectif, lien de leurs équipes. L'Eucharistie fut présidée par le Père Élie DELPLACE, Visiteur provincial entouré de nombreux confrères et de prêtres amis de la Compagnie.
L'homélie que voici fut donnée par le Père Bernard SCHOEPFER, Supérieur de la Maison.
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En regardant le film : «Monsieur Vincent», de Maurice Cloche, ces jours-ci, je fus touché par ce dialogue
:
À la suite d'un malaise, la Reine ANNE d'AUTRICHE a retenu Monsieur Vincent, après la réunion du Conseil de Conscience. Tous deux sont assis devant un immense feu de cheminée. La Reine demande
:
«Et Nous, Monsieur Vincent ?... Nous qui n'avons pensé qu'à notre plaisir, à notre appétit de jouissance ? et qui, sans vous, aurions toujours gardé fermés nos yeux ?... J’ai tout voulu, Monsieur Vincent, et j’ai eu tout : l’or et la puissance, et puis l'amour. Tout ce que rêvait la petite Infante autrefois dans son Escurial : le plus beau royaume du monde, le plus bel amour, eût-elle risqué de perdre son royaume pour lui ; les plus beaux diamants, elle les a eus... Mais, entre cette petite fille avide et cette vieille reine lourde de gloire et de bijoux, qui rêve en ce moment en face de vous, il me semble maintenant qu'il n'y a eu qu'un grand songe vide : je n'ai rien fait !... ![]()
Répondez-moi, vous qui n'avez pensé qu'à donner, vous qui avez renoncé au bonheur et à la puissance toujours, vous qui avez bâti autre chose que de vains palais, qu'une vaine gloire : sentez-vous, au seuil de la mort, ce grand trou vide derrière vous, vous aussi ?
— Oui, Madame, je n'ai rien fait.
— Que faut-il alors faire dans une vie, Monsieur, pour faire quelque chose ?
— Davantage, Madame !... Nous sommes terriblement négligents !... »
À travers la description du Jugement Dernier, en Matthieu 25, que nous venons d’entendre, Jésus nous apporte, une fois de plus, la Bonne Nouvelle : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vos depuis la création du monde.»
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Dès ici bas, dès maintenant, mes actes portent en eux un poids d’infini. Ils ont une portée immense, même s’ils paraissent dérisoires gros comme un bout de pain, lourd comme un simple verre d’eau. Donnés gratuitement, ou refusés par égoïsme ou indifférence, des petits bouts de pain, de simples verres d’eau vont marquer à jamais mon existence, pour en faire une belle histoire d’amour ou un triste gâchis... En prévision du Jugement dernier, je peux être tenté de dresser — pour fournir à qui de droit — une sorte de comptabilité rigoureuse où s’aligneraient tous les pains que j’aurais distribués, tous les verres d’eau que j’aurais remplis, la liste des malades et des prisonniers que j’aurai visités...
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Si nous revenons au texte de Matthieu, l’évangile insiste à deux reprises sur la surprise, sur l’étonnement absolu des uns et des autres : ils ignoraient que leur générosité ou leur négligence atteignait le Christ ! Comme pour nous dire : attention, ce que tu fais au plus petit tu le fais à Dieu lui-même, mais tu ne le sais pas !
Par cette histoire, il nous est révélé l’importance de ce que nous devons faire en prévision de demain. Il nous est révélé la valeur, le sens de ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous est révélé la dignité inestimable, infinie, dès maintenant sur cette terre, des petits, de ceux qu’on méprise ou qu’on oublie : ce sont les frères du Roi de l’univers.
Voilà la véritable révélation qui jaillit de ce texte : la vie éternelle est déjà commencée, et dans les plus petits événements. Pas question d’attendre demain – la fin du monde, ou notre mort – pour rencontrer Dieu !
Mystérieusement, à travers le moindre de nos actes, se tisse, de manière décisive, la vérité de notre rencontre avec le Christ vainqueur de la mort. Voilà la révélation de cet évangile. Il y a des moments dans notre vie, oh très fugitifs, mais d’une force et d’une douceur extraordinaires, où nous croyons distinguer sur le visage du petit, du faible secouru ou visité (dans le sourire ? l’éclat du regard ?) quelque chose qui suggère un autre visage. Un visage que l’Évangile nous aide à nommer : le visage du Fils de l’Homme.
De tels instants sont infiniment précieux pour notre vie de foi, pour notre vie tout court, ne serait-ce que pour nous aider à supporter les temps, infiniment plus longs, où le visage du Christ se cache, Dans ces moments de grâce, nous savons - de source sûre - qu’aujourd’hui est révélateur de ce qui est depuis toujours et pour toujours.
Dieu est au milieu des petits et des malheureux. Il nous sourit chaque fois que nous dépassons nos indifférences ou nos dégoûts. Oui, le ciel s’ouvre lorsque l’homme se met au service de l’homme. Saint Vincent et sainte Louise sont pour nous des témoins expérimentés de cette manière de vivre la relation aux personnes.
En célébrant l’ouverture de l’année jubilaire pour faire mémoire du 350ème anniversaire de la mort de saint Vincent et de sainte Louise, nous voulons, non seulement, honorer nos fondateurs, mais renouveler, tout au long de cette année, notre engagement à «suivre le Christ Évangélisateur des pauvres.»
Dans l'histoire de leur vie, leurs lettres et leurs conférences, Vincent et Louise apparaissent comme des personnes normales, avec leurs fragilités et leur charisme, mais capables d'atteindre les hauteurs de la sainteté.
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Ils démontrent de manière extraordinaire comment le pouvoir de la grâce peut transformer des vases fragiles en instruments efficaces du projet divin. Ils
sont des icônes de la charité.
Par cette Eucharistie, nous rendons grâce à Dieu, le Père, pour saint Vincent et sainte Louise. Nous sommes reconnaissants pour le charisme que Dieu leur a donné, un charisme qu’ils ont transmis à la Famille Vincentienne comme don à l'Église et au monde. Nous les vénérons, nous les prions, et par leurs écrits nous les consultons. Pour nous, Famille Vincentienne, la célébration de ce 350ème anniversaire est un temps de grâce, «une année de bienfaits, accordée par le Seigneur» comme nous le rappelait le livre d’Isaïe.
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Avec le psalmiste nous voulons louer le Seigneur «De jour en jour, proclamer son salut, raconter à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles.» En suivant, avec persévérance, Jésus le Christ, le Messie crucifié, présent dans les petits qui sont ses frères.
«Que faut-il faire dans une vie, Monsieur Vincent ? »
«Il y a deux choses à considérer, à savoir non seulement de faire le bien, mais ce bien-là, de le bien faire.» (XI, 442)
«Ne faisons donc rien désormais davantage sans bien le considérer, mais faisons bien cela, et le faisons de mieux en mieux, car c’est
ce que Dieu demande de nous.» (XIII, 818)
Bernard SCHOEPFER cm
Supérieur de la Maison-Mère
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